Déclaration sur le décès de 215 enfants autochtones du Pensionnat indien de Kamloops
Nous offrons nos plus sincères condoléances et sommes solidaires des familles, de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc, des survivants des pensionnats et des communautés autochtones dans l’ensemble du Canada. L’héritage des pensionnats nous hante tous dans ce pays, et nous devons nous unir pour réparer ces torts qui continuent de causer des traumatismes et des souffrances. Nous devons faire face à cette vérité pour entamer un processus de réconciliation et de guérison.
Nous sommes profondément touchés par la macabre découverte des restes de 215 enfants enterrés sur le site du Pensionnat indien de Kamloops. Nous pleurons la perte horrible de 215 enfants qui ont été arrachés à leur famille par l’État. Nous nous demandons comment répondre à cette tragédie nationale.
En tant qu’organisation, nous continuons d’examiner comment nous pouvons décoloniser et être inclusifs. En 2017, nous avons achevé le document intitulé « Un cheminement vers la RéconciliAction : Rapport sur les appels à l’action » après avoir passé en revue nos politiques, nos pratiques et nos procédures sous l’angle du rapport de la Commission de vérité et réconciliation (CVR). Ce rapport est notre guide et fait partie de notre engagement envers les Premières Nations, les Inuit et les Métis.
Nous exhortons toutes les organisations, toutes les institutions et tous les gouvernements à mettre en œuvre les appels à l’action ainsi que les appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Nous demandons aux gouvernements provinciaux et fédéral de soutenir l’enquête approfondie sur tous les sites des pensionnats afin de trouver des tombes sans nom. Nous demandons à l’Église catholique d’assumer la responsabilité de son rôle dans le fonctionnement des écoles et les actes criminels perpétrés contre les enfants innocents dont ils avaient la charge.
À l’échelle locale, nous vous exhortons à soutenir la préservation de Mush Hole, l’ancien pensionnat de l’Institut Mohawk à Brantford, qui fait maintenant partie du Woodland Cultural Centre. Le gouvernement canadien a tenté de détruire toutes les preuves des pensionnats. La campagne « Save the Evidence » vise à accroître la sensibilisation et le soutien envers la restauration de l’ancien pensionnat, ainsi qu’à transformer le bâtiment en site historique animé et ressource éducative. Nous avons apporté une contribution, et nous vous incitons à faire de même si vous le pouvez. C’est une façon concrète de soutenir les Autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit) et de contribuer tant à la vérité qu’à la réconciliation.
https://woodlandculturalcentre.ca/the-campaign/ (en anglais seulement)
Nous participons au Défi 50-30 du gouvernement fédéral afin de témoigner de notre engagement envers la diversité et l’inclusion.
Le but du Défi est d’encourager les organisations à atteindre une parité de 50 % entre les genres et une représentation de 30 % des groupes sous-représentés, dont les personnes racialisées, les personnes qui s’identifient comme étant LGBTQ2, les personnes handicapées, ainsi que les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis, au sein des conseils d’administration et de la haute direction.
Notre conseil d’administration a atteint cet objectif et notre équipe de direction y parviendra bientôt. Cet engagement fait partie de notre plan de lutte contre le racisme et l’oppression.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Défi, visitez le site : www.canada.ca/defi-50-30. Nous encourageons vivement votre organisation à envisager de s’inscrire.

La Clinique juridique communautaire de Hamilton participe au Défi 50-30!
Nous participons au Défi 50-30 du gouvernement fédéral afin de témoigner de notre engagement envers la diversité et l’inclusion.
Le but du Défi est d’encourager les organisations à atteindre une parité de 50 % entre les genres et une représentation de 30 % des groupes sous-représentés, dont les personnes racialisées, les personnes qui s’identifient comme étant LGBTQ2, les personnes handicapées, ainsi que les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis, au sein des conseils d’administration et de la haute direction.
Notre conseil d’administration a atteint cet objectif et notre équipe de direction y parviendra bientôt. Cet engagement fait partie de notre plan de lutte contre le racisme et l’oppression.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Défi, visitez le site : www.canada.ca/defi-50-30. Nous encourageons vivement votre organisation à envisager de s’inscrire.
Veuillez voir cet enregistrement de notre événement » La couleur de la santé » qui a eu lieu le 3 février 2021.
Le 1er avril 2010, la Clinique juridique communautaire de Hamilton (CJCH) a commencé ses activités après avoir fusionné trois cliniques juridiques qui existaient depuis longtemps. Nous sommes fiers de dire que dix ans se sont écoulés depuis que nous avons commencé à servir Hamilton comme une clinique unifiée.
Pour en savoir plus sur le travail que nous avons accompli au cours des dix dernières années, veuillez consulter notre rapport annuel 2020.
Transformation du système de justice pénale :
Demande pour un cadre social de lutte contre le racisme et l’oppression
Un policier blanc faisant pression sur le cou d’un homme noir avec son genou est une image puissante de la répression violente qu’exerce l’État sur certains de ses citoyens. Les incidents de violence policière captés sur vidéo font augmenter le nombre de voix qui s’élèvent pour revendiquer un changement social profond à Hamilton, au Canada et dans le monde entier. Nous y joignons nos voix car nous partageons la douleur et la frustration que ressentent les communautés face à cet abus. Le Canada a été fondé sur un principe d’injustice raciale et a longtemps refusé de reconnaître que le racisme y prolifère. Enfin, les leaders gouvernementaux et institutionnels ont admis l’existence du racisme systémique, et une large coalition de gens et d’organisations demandent maintenant l’abolition des iniquités structurelles. Nous demandons également la mise en œuvre d’un cadre de lutte contre le racisme et l’oppression pour soutenir ce changement social.
Les cliniques juridiques communautaires travaillent avec les personnes et les communautés à faible revenu de Hamilton depuis plus de 40 ans. Notre expérience nous a appris que la pauvreté marginalise les personnes dans toutes les facettes de leur vie et qu’elle est un déterminant social clé en matière de santé et d’inclusion. Nous savons que les personnes autochtones, noires, racialisées, s’identifiant comme femmes, en situation de handicap (y compris mental), membres des communautés 2S et LGBTQIAPGNC et les nouveaux arrivants sont, de façon disproportionnée, en situation de pauvreté.
À titre d’organisme grand public financé par l’État, nous jetons un regard critique sur la manière dont nous contribuons à la perpétuation de la colonisation, et du racisme et de l’oppression systémiques. Il s’agit d’un processus inconfortable et troublant qui exige honnêteté, éducation, écoute, réflexion et empathie. Il requiert une compréhension approfondie de l’histoire et de la réalité actuelle de la suprématie blanche et de la façon dont le privilège influe positivement ou négativement sur la vie des gens. Ce processus est aussi inspirant et motivant. Nous avons amorcé un parcours pour élaborer et mettre en place un solide plan de lutte contre le racisme et l’oppression. Il s’agit d’un cadre pour toutes les activités liées à la prise de décisions, à la prestation de services, à la mobilisation communautaire, à l’élaboration de politiques, aux ressources humaines et aux interactions personnelles.
Ce même cadre de lutte contre le racisme et l’oppression doit être utilisé pour transformer le système de justice pénale. Il influencerait toutes les décisions requises pour concevoir des lois, des procédures, des structures, des institutions et des processus, y compris les mesures de gouvernance, de surveillance et de responsabilisation. Il désignerait diverses personnes comme architectes du changement et donnerait plus de voix à ceux qui, historiquement, ont été privés de pouvoir et réduits au silence. Il reconnaîtrait que les corps policiers font partie d’un système plus large financé et exploité par l’État qui doit être entièrement repensé.
La Clinique juridique communautaire de Hamilton soutient la transformation du système de justice pénale, y compris les investissements dans la décriminalisation, le désarmement, la démilitarisation et les solutions de remplacement pour le maintien de l’ordre. Nous appuyons la réaffectation des ressources aux services de soutien communautaire, y compris à la santé, au logement, à l’éducation, à la jeunesse, au développement social et aux programmes qui améliorent la qualité de vie et le mieux-être communautaire.
Nous nous joignons à l’appel lancé pour le changement structurel plutôt qu’à de petites modifications. Les réformes essentielles ci-dessous sont des exemples et ne constituent pas une liste exhaustive. Elle représente plutôt une approche holistique de lutte contre le racisme et l’oppression pour un changement en profondeur :
L’heure du changement a sonné. Et il doit être profond.